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Biographie

Biographie

Gilles Desrozier est né en 1963 à Paris, au sein d’une famille très amoureuse de l’image sous toutes ses formes : peinture, gravure, dessin et photographie.

Pour ses quatre ans, sa mère lui offre son premier appareil photographique. Il n’aura de cesse de s’en servir jusqu’à aujourd’hui.

Soucieux d’indépendance financière afin d’élaborer ses projets de façon autonome, il construit sa vie professionnelle autour des arts graphiques et exerce bon nombre de métiers liés à l’image. Il est aujourd’hui journaliste dans un grand quotidien.

Dès 1982, il remporte une mention spéciale au Concours interacadémique de France et récidive en 1983 par un troisième prix. Il s’agit de récompenses nationales destinées, à l’époque, aux étudiants.

Si ses débuts marquent un vif intérêt pour le reportage, son travail personnel l’oriente vers la photographie plasticienne.

Vers la fin des années 80, son travail poétique lié à la métamorphose du réel est remarqué par Jean-Claude Lemagny, alors directeur du département de l’Estampe et de la Photographie à la Bibliothèque nationale. Il entreprend alors de voyager. Avec le temps, une nécessité s’impose à lui : il partira photographier le monde, puis reviendra à l’atelier avec le produit de sa « pêche ». Il y assemblera ses images pour servir l’allégorie, pour construire son monde.

C’est en 2006, lors d’une rencontre avec Anne Biroleau, nouvelle directrice du département de l’Estampe et de la Photographie de la BnF, que celle-ci le convainc de montrer à nouveau ses images. Désormais, et à la suite de nombreuses distinctions — nomination au Prix HSBC en 2010, mention spéciale au prix Arcimboldo et bourse SwissLife en 2011 — il expose ses images dans le monde entier et voit ses photographies intégrer de nombreuses collections.

Depuis quelques années déjà, son œuvre, très attachée au poétique, s’enrichit de références à la philosophie dont, entre autres, l’allégorie de la caverne de Platon. Il s’intéresse également aux anciennes civilisations et à l’animisme.

Ses dernières séries — Dérives de rêves, Fata Morgana, Marginaire — offrent des fantasmagories foisonnantes propres à défier le réel. Un réel dont il entend s’échapper en le surmultipliant, à la façon des peintres anciens et des graveurs, au moyen de transparences inextricables et de glacis subtils obtenus, cela va sans dire, sans aucune intervention de l’intelligence artificielle.

Gilles Desrozier accompagne également ses images de poèmes et réalise des vidéos.